Historique du Programme Condescendance

Un programme spatial très... spécial

Historique du Programme Condescendance

2015

  • janvier : début de la phase d’étude pour le lanceur expérimental Putain de Merde, visant à tester les technologies disponibles pour la production et l’exploitations des lanceurs Condescendance.
  • 4 octobre : premier tir d’essai de Putain de Merde qui une réussite totale, malgré un retard de tir dû à un problème de transmissions télémétriques. La fusée a atteint l’altitude de 3818,25 m.
  • 20 octobre : l’exploitation des résultats du tir d’essai montre que malgré quelques corrections à apporter, rien ne s’oppose à un second lancement comportant plus de capteurs pour améliorer les mesures.
  • 23 octobre : Arnaud Thiry, Directeur du Programme Astronogeek, dont dépend le Programme Condescendance, autorise un second lancement de Putain de Merde pour le 25 novembre.
  • 25 novembre : dès le matin, l’équipe de conduite du tir juge que le temps sur l’aire de lancement n’est pas compatible avec la campagne de test qui est repoussée de 5 jours (le 30 novembre).
  • 30 novembre : second lancement de Putain de Merde pour un vol culminant à 2904,91 m, moins qu’au premier tir. Mais la fusée effectua des manœuvres de guidage, grâce à son moteur monté sur cardan, lui faisant parcourir une distance horizontale de 6483,98 m.
  • 13 décembre : suite aux résultats encourageants de Putain de Merde, il est décidé de débuter en parallèle des essais, de débuter le développement de Condescendance I, lanceur intermédiaire de première génération. La modification du pas de tir d‘Ariane IV au Centre Spatial Guyanais est débutée pour accueillir l’ensemble des lanceurs du programme.
  • 24 décembre : mauvaise nouvelle pour le programme. En effet, suite à un incendie accidentel dans les ateliers de montage de Putain de Merde, les tirs d’essais sont retardés. Cet événement ne met pas en danger le développement de Condescendance I.

2016

  • 8 février : le premier prototype du moteur Mon Pied au Cul I-A est présenté à la presse en présence du Directeur du Programme Astronogeek et du personnel du site alsacien de l’entreprise. Le premier essai est prévu entre le 1er et le 10 mars.
  • 6 mars : l’allumage du moteur se déroule sans encombre et plusieurs tirs différents sont exécutés avec succès.
  • 30 avril : l’extraction et la production de tardigrades séchés et de fiel craché à la figure des complotistes lyophilisé (TSFCFCL) débutent sans rencontrer de contretemps particuliers.
  • 18 octobre : une conférence de presse menée par Mr Arnaud Thiry détaille le déroulement du Programme Condescendance jusqu’à présent et ses futurs développements, ainsi que ses orientations à venir.
  • 4 novembre : décision est prise de remplacer l’hydrogène liquide des étages principaux de Condescendance par de la bouillie de rat-taupe nu enrichie et purifiée (BR-TNEP). En effet, elle est dix fois plus efficace que l’hydrogène et bien moins chère à produire. Il suffit de deux tonnes de fruits et légumes bio issus de cultures biodynamiques et d’animaux soignés à l’homéopathie, pour produire suffisamment d’ergols pour trois lancements.
  • 14 novembre : il est dévoilé par un message publicitaire tourné par la direction du programme qu’une sonde automatique, dont le nom reste à déterminer, devra atteindre la Lune et s’y poser lors d’une « Super-Lune » pour montrer une fois pour toute que ce soit-disant phénomène est une supercherie médiatique sans préciser pour autant par quel moyen le message sera transmit.
  • 12 décembre : reprise des tirs d’essai de Putain de Merde. Il s’agit d’une version améliorée permettant de prendre plus d’altitude, en effet, elle réussit à atteindre 6574,17 m d’altitude et à parcourir 4652,12 m horizontalement.

2017

  • 25 janvier : quatrième tir de Putain de Merde. Il s’agit d’un pétard mouillé, étant donné qu’une fuite dans la turbopompe de BR-TNEP génère une explosion à 3286,71 m d’altitude.
  • 9 avril : un premier étage de test est terminé pour mener une campagne d’essais de pressurisation qui durera deux semaines, avant un allumage de l’étage complet avec ses deux moteurs prévus le 1er mai.
  • 1 mai : le test complet du premier étage est un succès. En effet, trois autres allumages sont effectués le même jour avec presque autant de réussite. En effet, cinq secondes avant l’extinction des moteurs lors du dernier tir, la turbopompe d’oxygène liquide du moteur numéro deux baisse en régime, perturbant le fonctionnement du moteur en question. L’événement reste sans conséquences.
  • 5 juin : le cinquième tir de Putain de Merde monte à 6462,56 m avant d’exploser à nouveau. Une conduite d’alimentation en BR-TNEP de la turbopompe correspondante serait à l’origine du problème.
  • 16 juin : un segment d’étage accélérateur à poudre est terminé pour effectuer un tir sur banc d’essai. Il est destiné à Condescendance I-2B (lanceur + deux boosters fonctionnant une minute et demie) et à Condescendance II qui utilisera deux boosters comprenant deux segments chacun.
  • 30 juin : allumage du booster de test qui se déroule sans problème. Le mélange TSFCFCL se révèle être plus efficace que prévu, ce qui permettra d’accroître l’emport de Condescendance I-2B.
  • 12 juillet : une conférence de presse révèle au public l’ambition d’effectuer au moins vingt lancements par an sur toute la durée du Programme Condescendance. Certains experts du secteur pensent cet objectif un peu (si ne n’est trop) optimiste, voire littéralement irréaliste à ce stade du programme.
  • 14 juillet : le premier prototype du moteur Vas Te Faire Foutre est présenté en grandes pompes à Paris, lors de la fête nationale.
  • 29 juillet : le sixième tir de Putain de Merde est un franc succès. Il n’a rencontré aucune difficulté et a pu atteindre les 16563,31 m, pulvérisant d’une dizaine kilomètres le précédent record d’altitude.
  • 4 août : le moteur Vas Te Faire Foutre est testé au banc d’essai et donne de bons résultats. Néanmoins, la turbopompe de BR-TNEP se bloque, générant une casse de l’élément conduisant à l’arrêt d’urgence du banc d’essai et la coupure immédiate du moteur qui n’a pas été gravement endommagé.
  • 7 août : Il est décidé après étude de modifier la composition des pièces en contact avec la BR-TNEP à son état liquide pour les rendre plus résistantes à la corrosion.
  • 11 août : septième tir de Putain de Merde dont l’altitude culmine à 45455,42 m grâce à une version plus efficace du moteur et d’une purification plus poussée du BR-TNEP.
  • 18 août : le prototype du second étage est finalisé et présenté aux officiels en présence de Mr Arnaud Thiry, Directeur du Programme Astronogeek.
  • 25 août : le tir d’essai du second étage de test est un franc succès et confirme la résistance du nouvel alliage qui a été généralisé à l’ensemble du lanceur, étant plus léger et plus résistant que l’alliage de titane précédemment utilisé.
  • 1 septembre : les deux demi-coiffes de test sont désormais prêtes. Elles seront testées lors du premier lancement de Condescendance I.
  • 8 septembre : le directeur du programme annonce que Condescendance I sera lancé pour la première fois le 10 novembre.
  • 15 septembre : Un lanceur de test pour juger de l’efficacité des étages accélérateurs à poudre est construit. Il est nommé : Connard I.
  • 21 septembre : le tir de test de Connard I est annoncé pour le lendemain si les conditions atmosphériques le permettent.
  • 22 septembre : Connard I est tiré et monte à une altitude record pour le Programme Condescendance de 43383,71 m.
  • 29 septembre : l’assemblage de Condescendance I débute, malgré quelques rageux désirant entraver le bon déroulement des opérations avec le slogan : « C’est pas possible d’aller dans l’espace, c’est Roch Saüquere qui nous l’a dit ! ». Les manifestants ont été évacués par aspersion de BR-TNEP (qui rappelons-le est corrosif).
  • 6 octobre : un rassemblement de rageux tente d’empêcher la livraison du deuxième étage ramené de l’usine Stardust Industries de Lyon. il sont de nouveau évacués par aspersion de BR-TNEP (qui est toujours aussi corrosif).
  • 13 octobre : le lanceur est conditionné pour son transport jusqu’au Centre Spatial Guyanais. Un lest constitué de quatre tonnes de caisses de petites voitures Majorette© simulant la charge utile doit être installé dans le Bâtiment d’Intégration Lanceur deux semaines plus tard. Il sera livré sur place, un retard de production oblige à affréter un avion spécialement pour l’occasion.
  • 20 octobre : les éléments du lanceur sont embarqués sur un navire de transport spécialisé avec la Guyane pour destination.
  • 27 octobre : le lest est envoyé par avion au CSG, il arrivera donc avec un semaine d’avance sur le lanceur.
  • 3 novembre : le lanceur arrive par éléments séparés au CSG et est assemblé au Bâtiment d’Intégration Lanceur spécialement construit pour accueillir l’ensemble des lanceurs prévus pour le Programme Condescendance.
  • 10 novembre : tout est prêt pour le premier lancement de Condescendance I en présence de Mr Arnaud Thiry qui confie aux journaliste être très excité et fier du travail accompli, quelque sera le résultat du lancement. Le lanceur se met en orbite comme prévu et le deuxième étage se rallume quelques heures après le décollage pour rentrer dans l’atmosphère et s’écraser dans le cimetière des satellites dans l’Océan Pacifique. Mr Thiry déclarera à cette occasion : « Dans ta Face Elon, t’envoies des fusées avec des satellites, moi j’envoie plein de bagnoles dans l’espace ». Ce à quoi Elon Musk répondra selon la rumeur : « P’tite bite, moi, un jour, j’enverrai une vrai caisse, pas des jouets ridicules ! »
  • 17 novembre : le premier lancement commercial de Condescendance I est annoncé avant la fin de l’année. Il est aussi décidé que les tirs de Putain de Merde allaient cesser avant la fin Novembre.
  • 24 novembre : huitième et dernier tir de Putain de Merde. Tout se passe bien. La fusée culmine à 79065 m, son record sans rencontrer de problème. Le Programme Condescendance tourne une page de son histoire, sachant que Connard I n’effectuera pas d’autre tir, le seul pratiqué ayant donné toute satisfaction.
  • 1 décembre : Le satellite Nibiru est convoyé au CSG pour être intégré à Condescendance I qui est en cours d’assemblage.
  • 8 décembre : Nibiru est installé dans la coiffe de son lanceur. Un test de fonctionnement de l’ensemble de tir révèle que les connexions entre Condescendance I et sa charge utile ne sont pas optimales et nécessitent des ajustements qui reportent le lancement à la semaine suivante.
  • 15 décembre : Lancement de Nibiru. Condescendance I décolle de manière nominale. Malgré une petite déviation de quelques degrés sur sa trajectoire, dû au blocage d’un cardan du moteur numéro un du premier étage, le second a corrigé sa course pour livrer sa charge utile sur la bonne orbite.
  • 22 décembre : la société Petit Servant qui a construit et doit exploiter le satellite Nibiru signale qu’elle a perdu le contact avec l’engin. Le lanceur Condescendance n’est pas jugé responsable de ce désagrément.
  • 29 décembre : Le prochain lanceur est en cours de construction, la production s’arrête tout de même du 22 décembre jusqu’au 5 janvier 2018. Mr Thiry souhaite à tous ses employés et collaborateurs de bonnes vacances.

2018

  • 5 janvier : une commande pour le déploiement d’un satellite de télécommunications est prévue pour le mois de février.
  • 12 janvier : le deuxième lanceur Condescendance I commercial est expédié à Kourou pour son lancement. Ce dernier sera numéroté en M-002 (Merde 002). Le premier vol commercial est nommé M-001.
  • 19 janvier : le satellite d’observation de la Terre : FEO (Flat Earth Observatory) est envoyé au CSG en attendant son implémentation au lanceur.
  • 26 janvier : Condescendance I arrive à Kourou. Il est annoncé le même jour que le développement de Condescendance II et III avançaient à grands pas et que la deuxième machine du programme serait lancée dès l’été comme lanceur intermédiaire amélioré en remplacement de Condescendance I qui est avant tout un démonstrateur technologique.
  • 2 février : Condescendance I est sur son pas de tir en attente de débuter le vol M-002. Le décollage se passe bien et le satellite FEO est mis en orbite avec succès.
  • 9 février : la FES (Flat Earth Society), propriétaire de FEO obtient les premiers résultats venant du satellite. Les données indiquant que la Terre est une sphère presque parfaite ne convainquent pas les « scientifiques » de l’entreprise qui concluent à un mauvais fonctionnement du satellite. Ils décident de le désorbiter pour éviter une panne ultérieure. il se révélera ultérieurement que selon le consensus scientifique, les dysfonctionnements venaient des soi-disant « scientifiques » de la FES.
  • 16 février : Le premier étage de Condescendance II est présenté officiellement par le directeur du programme. Mr Thiry aurait ajouté en privé à ses équipes : « Grand bien fasse à Elon d’envoyer sa bagnole dans l’espace, mais moi, au moins, le développement de mes lanceurs ne traîne pas pendant des années ».
  • 23 février : Une sonde à destination de la Lune lancée en secret en même temps que FEO atterrit sur notre satellite naturel et envoie un gros message par une explosion de poussière en forme de doigt d’honneur visible par tous les télescopes après avoir envoyé un message radio disant : « La super lune bleue de sang de mes couilles, ça n’existe super-pas ! Super-merde à tous ceux qui n’arrêtent pas de m’en super-parler en super-bien ! »
  • 2 mars : le Programme Condescendance reçoit une rallonge de budget pour un sous-programme qui a pour but d’envoyer des cons sur orbite avec un satellite accroché dans le dos. « Rien que pour voir si les cons sont un bon moyen de maintenir les satellites à leur altitude », justifient l’ESA. et le CNES. Ne dit-on pas : « Si on envoyait les cons sur orbites, tu n’aurais pas fini de tourner » ?
  • 9 mars : le Programme Astronogeek se lance dans un satellite pour surveiller le développement des conspirationnistes qui polluent le monde et qui serait lancé par la première Condescendance II.
  • 16 mars : le vol M-004 de la première Condescendance I-2B est planifié pour le moi d’avril. Il aura pour but d’envoyer en orbite trois satellites d’une masse totale de quinze tonnes en orbite basse. L’un est chargé de surveiller le changement climatique, l’autre de surveiller le champs magnétique de la Terre et son interaction avec la Lune et enfin, le troisième doit surveiller la propagation des antivaxx.
  • 23 mars : les lanceurs de M-003 et M-004 sont envoyés conjointement au CSG pour leur préparation.
  • 30 mars : le tir de M-003 est repoussé à la semaine suivant celui de M-004. Les deux satellites (Hugo et Maxime de la société Lisoir Aerospace) qu’il devait mettre en orbite connaissent un retard de production.
  • 7 avril : lancement de M-004 le déploiement des trois charges utiles est optimale et les sociétés Defakator Inc. et DeBunKer des Etoiles Compagny, responsables de leurs opérations se félicitent d’avoir choisi le Programme Condescendance pour mettre leurs satellites en orbite.
  • 13 avril : lancement de M-003. Les deux satellites sont déployés en orbite polaire comme prévu. La société Lisoir Aerospace est satisfaite des résultats obtenus.
  • 20 avril : une fuite de BR-TNEP incommode une dizaine d’employés de l’usine d’Ergols du programme. Les victimes ne sont que très légèrement intoxiquées, notamment grâce aux mesures de protection des installations et du personnel formé à ce genre d’incidents. Aucune pollution de l’environnement n’est à signaler à ce jour, mais reste sous surveillance.
  • 27 avril : l’enquête révèle qu’une conduite de BR-TNEP s’est rompue au-dessus d’un bac de rétention, générant un dégazage qui a été rapidement jugulé par le système d’arrosage automatique du bâtiment.
  • 4 mai : un volcan de merde entre en irruption en France. Il est appelé Séralini et il est observé par l’un des satellites de la société Defakator.
  • 11 mai : deux Ufologues construisent un nano-cubsat LECEPDLSF (Les Extraterrestres Ce n’Est Pas De La SF) pour démontrer que les extraterrestres existent. Ils seront lancés sur la prochaine Condescendance I.
  • 14 mai : le vol M-005 est prévu pour le mois de juin. Il comprendra le nano-cubsat LECEPDLSF, ainsi que du premier satellite de télécommunication de la constellation Starcom de Stardust Industries. Le lanceur est envoyé dans le même temps au CSG.
  • 18 mai : le second étage de Condescendance II est présenté au public et une session de tests sera effectuée en même temps que le tir statique du premier étage.
  • 23 mai : les tirs d’essais des deux étages de Condescendance II sont pratiqués le même jour pour des raisons de coûts. Les opérations se déroulent comme prévu.
  • 25 mai : le lanceur de M-005 arrive au CSG et son assemblage commence.
  • 28 mai : les charges utiles sont installés sous coiffe.
  • 30 mai : les essais de dernière minute du lanceur révèlent un problème avec l’un des moteurs du premier étage. Le lancement est reporté jusqu’à réparation complète.
  • 1 juin : le lancement de M-005 est annoncé pour le 15 juin.
  • 15 juin : lancement de M-005. Tout se passe bien, mis à part pour le nano-cubsat LECEPDLSF qui connait une défaillance. Ayant été libéré de nuit et en l’absence d’un système de régulation thermique efficace, le satellite a cessé de fonctionner, lors de son passage à la face éclairée de la Terre. L’écart de températures a eu raison des systèmes de bord.
  • 18 juin : l’un des satellites de Lisoir Aerospace détecte un niveau de mauvaise foi record en Alsace lors d’un passage.
  • 22 juin : il est prouvé que Mr Thiry a déclaré au service communication du Programme Astronogeek : « J’ai pas envie de trouver un titre non plus » au sujet d’une vidéo promotionnelle. Cet événement serait à l’origine de la détection par le satellite Maxime de la société Lisoir Aerospace.
  • 2 juillet : un EAP Cynisme I-a de test destiné au futur lanceur Condescendance II est terminé et envoyé au centre de test.
  • 6 juillet : une manifestation de rageux devant le centre de test de Bugarach (localisation permettant d’obtenir une quantité d’énergie Bovis suffisante pour un premier test) qui empêche la livraison de l’EAP à tester.
  • 13 juillet : le test de Cynisme I-a peut commencer. L’allumage est optimal, mais un problème survient au bout de trente quatre secondes de fonctionnement. Une grande quantité de flammes s’échappe sur un côté du booster qui se décroche de son banc de test et décolle sans prévenir (ce qu’il aurait pu faire auparavant, quel manque de savoir-vivre, quand-même). Des témoins affirment qu’une soucoupe volante a creusé un trou ressemblant à un soleil dans un champ . Le personnel du centre d’essai est dubitatif et se rend sur place pour constater les dégâts provoqués par Cynisme I-a dont on retrouve des débris à cinquante mètres autour du cratère d’impact. Lors de son passage, le satellite l’Ami du Bon Goût, de la société Defakator Inc. détecte une source intense d’ésotérisme « grandes ondes ».
  • 17 juillet : les ingénieurs rendent leur rapport sur l’incident du vendredi précédent : un joint torique serait responsable de la fuite et de l’incendie sur le banc d’essai qui a été responsable de la rupture d’une fixation du booster. Cette casse a engendré celle des autres attaches, libérant le Cynisme I-a qui a parcouru 1041m avant de s’écraser dans un champs proche. L’incident n’a fait aucune victime. Le satellite l’Ami du Bon Goût a fait un autre passage confirmant la source d’ésotérisme précédemment détectée sur les lieux du crash qui a significativement gagné en puissance. Une enquête du GÉPLEIN (Groupe d’Étude des Phénomènes Largement Expliqués, Inintéressants et Nullissimes) est commandité pour expliquer par quel moyen, ce qui était une banale soucoupe volante quatre jours plus tôt, est devenu un immense vaisseau de reptiliens violets à tentacules en forme de pelles à tartelettes aux fraises qui au lieu de creuser un trou a créé le village de Bugarach. Rappelons que le village aurait-été fondé d’après les sources historiques les plus sérieuses au XIIIème siècle, soit huit cents ans avant l’apparition du Grand Totem Éosinophile Martien Venu de la Fesse Droite Cachée de Sylvain Pierre Durif. (Note importante à l’attention des lecteurs : bien penser à dire à ces hurluberlus de se fixer sur la dénomination définitive du phénomène en question. changer de nom à chaque phrase devient pénible, à la longue). Au jour où cet article est lu, la réponse n’a toujours pas été apportée.
  • 20 juillet : Mr. Sylvain Durif se présente, vêtu d’une toge confectionnée avec des tranches de jambon Serrano (de la marque distributeur de l’enseigne Eduardo Peuclerc) cousues avec des cordes de piano usagées (pourquoi des cordes de piano ? Mystère) au portail du centre de tests avec une délégation de poneys à pois roses (ne demandez pas d’où viennent les pois roses, la réponse est pour le moment hors de portée de toute science sérieuse). Il déclare qu’en son (enfin ses) nom(s) de « Oriana« , « Sylvanus« , « l’Homme vert« , « Merlin l’enchanteur« , « le Grand Monarque » ou « le Christ cosmique » et en sa qualité d’incarnation de « l’énergie du Christ cosmique annoncée par Nostradamus » (de mes couilles, rajoutera en privé le directeur du centre d’essais), il se doit de récupérer les morceaux du Grand Traîneau Galactique du Seigneur Jésus Crie ou Christ (impossible de différencier les deux formulations sur le moment, bien que la seconde possibilité semble être la bonne) et de ses Farandoles d’Esprits Saints (mais pas saints d’esprits, toujours selon le directeur du centre d’essais) qui on créé un passage trans-dimensionnel dans le champs sacré d’un agriculteur qui ne s’active qu’avec les débris en question (celle que tout le monde se pose, c’est pourquoi du jambon ? déclare le responsable des bancs d’essais). L’entrée lui a été refusée au prétexte que les tranches de jambon quelles que soient leurs origines sont interdites sur le site et que seuls les poneys pouvaient pénétrer dans le périmètre (parce qu’ils étaient bien plus crédibles que ce zozo qui sent la barbaque pas fraîche, cette fois-ci de la part du responsable de la sécurité du site).
  • 23 juillet : un essai pyrotechnique pour la séparation des demi-coiffes destinées à Condescendance II est pratiqué à Bugarach. Le test se déroule à la perfection. Il est à noter que depuis trois jours, une demi-douzaine de poneys débarrassés de leurs stupides pois roses broutent les pelouses du centre d’essais, ce qui engendre des économies d’échelle sur les frais d’entretien des espaces verts (merci à l’autre bouffon, on les a eu gratos. Déclara à ses équipes le directeur du centre d’essais). Il est tout de même à signaler qu’un panneau (dont les inscriptions changent chaque semaine dit par exemple à la date du 25 février 2019 : « Ici se situent les restes du corps du Homard Célesto-cosmique Rédempteur du Troubadour des Abysses Sélénites). Vous pourrez d’ici quelques temps trouver une liste de ces différentes itérations.
  • 30 juillet : lancement du vol M-006 avec une Condescendance I 2-B transportant le satellite météorologique Climatoscepto 1-J.
  • 2 août : le déploiement de Climatoscepto 1-J est optimal mais à l’instar de FES avec le satellite FEO, les ingénieurs de Climatoscepto 1-J de la société AST (Anti-System Technologies) constatent que les mesures du satellite ne correspondent pas à leurs attentes. Ils concluent donc à un dysfonctionnement majeur de l’engin et le désorbitent sans chercher de solutions au « problème ».
  • 10 août : le vol M-007 lance le télescope spatial Grosse Barbe pour photographier les galaxies à la recherche de trous de vers solitaires (« histoire de prendre les conspis pour des cons », selon Mr Thiry, directeur du Programme Astronogeek).
  • 20 août : une campagne marketing débute sans révéler son sujet dans l’immédiat.
  • 24 août : une vague de Crop Circles envahi la France d’abord rarement, puis de plus en plus fréquemment. Ce phénomène semble avoir débuté dans le secteur alsacien de Sarraltroff. Il est révélé que les équipes des entreprises Astronogeek, Un Monde Riant, Defakator, La Tronche en Biais et Seray & Cordier Institute ont créé un agroglyphe pour montrer l’ignorance de nombre de gens croyant à la provenance extraterrestre de ces manifestations à priori inexplicables.
  • 27 août : les entreprises partenaires ou clientes du Programme Astronogeek sortent un communiqué commun concernant l’absence de preuves concrètes de la nature paranormale des Crop Circles.
  • 31 août : de nombreux « croyants » se rendent sur place et qualifient le Crop Circle de Sarraltroff qu’il est impossible que des humains aient pu le concevoir et le réaliser. Un message militant pour la libération du « Plantigrade de Sirius » (encore un nouveau nom) « qui a creusé un trou dans un champ pour déféquer, loué soit-il » est aperçu par certaines personnes sans plus.
  • 3 septembre : un grand nombre de « croyants » diffuse des vidéos et articles de blog pour prouver par monts et par vaux qu’ils ont raison.
  • 10 septembre : lancement du vol M-008 avec le satellite de télécommunication LGCGMQNSCVD (Le Gouvernement C’est des Gros Méchants Qui Nous Surveillent Comme des Vilains Dictateurs) qui a pour objectif d’offrir des communications de grande qualité en dehors de toute surveillance étatique.
  • 14 septembre : le satellite LGCGMQNSCVD fonctionne bien, mais un message étrange se substitue aux tonalités. En effet, il semble qu’elles sont remplacées par : « On vous a eus, bande de cons ! ».
  • 17 septembre : le satellite LGCGMQNSCVD cesse de fonctionner après un « court » message : « Bon, maintenant, la blague est terminée. Nous, GSZA » (Groupe des Sceptiques et Zététiciens Anonymes) […] « Ne pouvons pas continuer à permettre que des personnes influençables et/ou naïves puissent croire qu’un seul satellite leur permettra de communiquer de manière sécurisée. Toutes les communications que vous allez utiliser passeront d’abord par des satellites classiques. Donc pour ceux qui ont payé des abonnements à 55€ par mois pour des communications à l’abris de Big Brother, c’est loupé et c’est pas dommage, bande de nazes ! ». Les abonnés au service ont demandé remboursement mais sans réponse, les propriétaires du satellite ayant mystérieusement disparus.
  • 24 septembre : les éléments du premier lanceur Condescendance II sont chargés à bord du navire de transport vers le CSG pour son assemblage final pour lancer les satellites Starcom II à IV de l’entreprise Stardust Industries.
  • 28 septembre : les éléments du lanceur Condescendance II et sa charge utile arrivent après une navigation parfaite en Guyane Française.
  • 1 octobre : l’assemblage du lanceur et l’intégration de ses charges utiles débutent.
  • 4 octobre : un test de liaison électronique entre le corps central et l’un des boosters révèle un dysfonctionnement qui aurait pu être fatal au lanceur en pleine ascension. De profondes réparations sont effectuées.
  • 8 octobre : les réparations sont terminées. L’assemblage continue à bon rythme.
  • 15 octobre : une fuite de BR-TNEP a lieu sur les installations du Programme Condescendance au CSG. Tout le personnel doit être évacué dans des lieux sécurisés pendant les opérations de décontamination et de réparation des installations touchées par l’incident. Les opérations d’assemblage et d’intégration de Condescendance II sont retardées de trente-six heures.
  • 22 octobre : l’assemblage de Condescendance II est terminé et les tests avant l’intégration de la charge utile commencent pour une durée d’une semaine.
  • 29 octobre : Mr Jean-Luc Sassion, directeur du Programme Condescendance, annonce que le lancement pourrait avoir lieu à partir du 12 novembre. Dans le même temps, les Satellites Starcom II à IV sont installés au sommet de Condescendance II avant de débuter ses tests d’intégration.
  • 5 novembre : les deux demi-coiffes sont installées et testées. L’ensemble de lancement est déclaré bon pour le service.
  • 11 novembre : des manifestants anti-sciences tentent d’empêcher le lancement en s’introduisant au beau milieu des installations de lancement, à moins de cent mètres du pas de tir. Ils sont évacués manu-militari par la Légion Étrangère et la Gendarmerie Nationale à coup de chevrotine et de BR-TNEP dilué généreusement fourni par le personnel du site.
  • 12 novembre : lancement de Condescendance II pour la mission M-009. Les satellites Starcom II à IV sont déployés de manière nominale sur leurs emplacements en orbite géostationnaire prévues.
  • 14 novembre : les satellites Starcom II et IV terminent leurs mises en orbite, Starcom III le sera le lendemain.
  • 15 novembre : les travaux préparatoires à la conception et au développement de Condescendance III sont lancés en parallèle aux améliorations de Condescendance II.
  • 23 novembre : le premier prototype d’EAP Cynisme II-a sort de l’atelier de prototypage dans l’optique de tests à froid puis de son tir statique et est expédié au site de Bugarach pour le début des essais.
  • 26 novembre : arrivée du Cynisme II-a à Bugarach. Les équipes débutent la préparation de l’EAP en vue des essais.
  • 28 novembre : les fixations du support du banc d’essai des EAP sont vérifiés plus intensément qu’auparavant et ont été renforcées pour éviter un nouvel incident donnant lieu à la naissance d’un nouveau culte « célesto-cosmique » .
  • 30 novembre : une coupure électrique interrompt les préparatifs pendant neuf heures, reportant les essais à une date indéterminée. Un transformateur d’alimentation des installations de test a brûlé pour des raisons inconnues, nécessitant l’intervention des pompiers.
  • 3 décembre : l’entreprise d’installations industrielle Monsieur Bidouille est mandatée pour remplacer le transformateur brûlé et remettre en état les installations électriques endommagées. Les opérations dureront deux semaines.
  • 7 décembre : un lanceur Condescendance II est terminé et expédié au CSG. Il devra mettre en orbite trois autres satellites de la constellation Starcom de Stardust Industries (Starcom V à VII) en fin du mois de décembre.
  • 10 décembre :

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